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Depuis tout petit, le petit Mahmoud sait qu’un destin particulier l’attend.

Quatrième d’une fratrie de sept, il subit à la fois les brimades de ses ainés et la lourde charge de devoir surveiller ses sœurs. Ceci explique cela.

Son père, forgeron, eût aimé que son fils cadet suive ses traces et prenne le marteau et l’enclume.
Mais le petit Mahmoud a tout autre chose en tête, et en 1976, il prend son târ sous un bras, ses tares sous l’autre, et part à Téhéran, à l’université de Science et de technologie. Parallèlement à ses études, i
l joue et chante dans la rue et à la fac les tubes de son idole, Johnny Khomeyni, ce qui lui permet de faire des rencontres fructueuses, notamment Mojtaba Hachemi-Samarehet, avec qui il forme son premier groupe : OSU.

Mélodies aigres-douces, teintées de religiosité virile, le groupe trouve un public fervent dans la jeunesse barbue de la capitale.


En 1979, il intègre les Pasdaran Boys, au târ rythmique et au chant, et scande alors les refrains qui vont petit à petit le faire connaître en dehors de la ville : Ah ! Shah ira (et son fameux les aristos, l’Shah on les pendra), Où sont les voiles ? , ou encore Américain : autant de titres aux riffs rageurs qui vont faire la renommée du groupe.


Les années 80 sont fructueuses en rebondissements: rebaptisé Basidji forever, et dont le jeune Mahmoud est le seul musicien d’origine, le groupe connaît une ascension fulgurante malgré le départ de tous ses autres membres: un album tous les deux ans en moyenne, avec notamment le lumineux Inch’Allah en 1980, et l’énigmatique Bagdad caffi en 1988.

Mais après dix ans d’ascension constante, le groupe s’essouffle et bat de l’aile, et Ahmadinedjad décide de "lâcher l'affaire".

Il se lance alors en solo et connaît une période sombre, ponctuée de titres plus ou moins réussis, comme côté fille/côté garçon , Mon Hezbollah et moi , ou encore Vive le Chiite.

 

Mais voilà, après 15 ans d’errance, c’est la consécration. Il sort sans doute son meilleur album : Si j’étais président, salué unanimement par la critique et le public, et qui le propulse sur la scène internationale.
Audacieux, engagé, insaisissable, avec son petit côté seul contre tous, c’est cela qui a conquis le monde entier. Tous ont eu sur les lèvres ses titres percutants, comme SOS d’un iranien en détresse, ou alors Boum !.

Depuis, Mahmoud Ahmadinedjad ne cesse de faire parler de lui et suscite toujours l’intêret.


Quatre ans plus tard, le voilà qui sort un nouvel opus: Je reviens

Avec le titre très controversé Sous les pavés, les baffes.

On a hâte de savoir ce qu‘en pensent les iraniens.

Tag(s) : #Biographies

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